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  "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer."

Le Père Noël est une ordure

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Vendredi 21 mars 2008
Par Hélène - Publié dans : Actualité
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Mercredi 19 mars 2008

Freud s'adresse à Chaim Koffler, en réponse à l'association "Jésuralem Keren Ajossot". Cette dernière demandait à quelques célèbres personnalités juives de signer une pétition contre les arabes de Palestine, responsables d'une émeute en 1929, laquelle a coûté la vie d'une centaine de colons.
Freud-copie-1.jpg
Nous sommes le 26 février 1930.



« Cher Docteur,

 

Je ne peux faire ce que vous souhaitez.

 

Je me sens incapable de surmonter mon aversion à accabler le public avec mon nom et même ce moment critique ne me paraît pas le justifier . Quiconque désire influencer les masses se doit de leur donner quelque chose de vibrant et d’enflammé et mon sobre jugement sur le Sionisme ne le permet pas. Il est sûr que je sympathise avec ses buts, je suis fier de l’Université de Jérusalem, et la prospérité de ses implantations me fait plaisir.

 

Mais, d’autre part, je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un État juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif. Il m’eut paru plus judicieux d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chance d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches.

 

Je concède avec tristesse que le fanatisme infondé de notre peuple soit en partie à blâmer pour avoir éveillé la méfiance Arabe. Je ne puis cultiver de sympathie pour une piété mal dirigée qui transforma un morceau du mur d’Hérode en relique nationale offensant ce faisant les sentiments des autochtones

 

Jugez vous-même maintenant si, avec un tel point de vue critique je suis la personne qu’il faut pour conforter un peuple pris dans l’illusion d’une espérance injustifiée.

 

Votre respectueux serviteur. »

 

Freud

Par Hélène - Publié dans : Histoire
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Vendredi 18 janvier 2008

DE GUICHE, qui est descendu de la Scène, avec les marquis Mais à la fin il nous ennuie !

LE VICOMTE DE VALVERT, haussant les épaules Il fanfaronne !
DE GUICHE Personne ne va donc lui répondre?...
LE VICOMTE Personne? Attendez ! Je vais lui lancer un de ces traits !... Il s'avance vers Cyrano qui l'observe, et se campant devant lui d'un air fat. Vous.... vous avez un nez... heu... un nez... très grand.
CYRANO, gravement Très.
LE VICOMTE, riant Ha !
CYRANO, imperturbable C'est tout?...
LE VICOMTE Mais...  

CYRANO
Ah! non! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh! Dieu!... bien des choses en somme...
En variant le ton, -par exemple, tenez
Agressif : "Moi, monsieur, si j'avais un tel nez,
Il faudrait sur-le-champs que je me l'amputasse !"
Amical : "Mais il doit tremper dans votre tasse
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap !"
Descriptif : "C'est un roc !... c'est un pic !... c'est un cap !
Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule !"
Curieux : "De quoi sert cette oblongue capsule?
D'écritoire, monsieur, ou de boîtes à ciseaux?"
Gracieux : "Aimez-vous à ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous préoccupâtes
De tendre ce perchoir à leurs petites pattes?"
Truculent : "Ca, monsieur, lorsque vous pétunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée?"
Prévenant : "Gardez-vous, votre tête entraînée
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol!"
Tendre : "Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane !"
Pédant : "L'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamélos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os !"
Cavalier : "Quoi, l'ami, ce croc est à la mode?
Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode !"
Emphatique : "Aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepté le mistral !"
Dramatique : "C'est la Mer Rouge quand il saigne !"
Admiratif : "Pour un parfumeur, quelle enseigne !"
Lyrique : "Est-ce une conque, êtes-vous un triton?"
Naïf : "Ce monument, quand le visite-t-on?"
Respectueux : "Souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue !"
Campagnard : "Hé, ardé ! C'est-y un nez? Nanain !
C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain !"
Militaire : "Pointez contre cavalerie !"
Pratique : "Voulez-vous le mettre en loterie?
Assurément, monsieur, ce sera le gros lot !"
Enfin parodiant Pyrame en un sanglot
"Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître
A détruit l'harmonie! Il en rougit, le traître !"

- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit
Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,
Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries, me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.


DE GUICHE, voulant emmener le vicomte pétrifié Valvert, laissez donc !
LE VICOMTE, suffoqué Ces grands airs arrogants! Un hobereau qui... qui... n'a même pas de gants ! Et qui sort sans rubans, sans bouffettes, sans ganses!
(...)
CYRANO Je n'ai pas de gants?... La belle affaire!
Il m'en restait un seul d'une très vieille paire!
Lequel m'était d'ailleurs encor fort importun
Je l'ai laissé dans la figure de quelqu'un.

LE VICOMTE Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule.
CYRANO, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter Ah?... Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule De Bergerac. Rires.
LE VICOMTE, exaspéré Bouffon !
CYRANO, poussant un cri comme lorsqu'on est saisi d'une crampe Ay !...
LE VICOMTE, qui remontait, se retournant Qu'est-ce encor qu'il dit?
CYRANO, avec des grimaces de douleur Il faut la remuer car elle s'engourdit...
- Ce que c'est que de la laisser inoccupée ! Ay !...

LE VICOMTE Qu'avez-vous?
CYRANO J'ai des fourmis dans mon épée !
LE VICOMTE, tirant la sienne Soit !
CYRANO Je vais vous donnez un petit coup charmant.
LE VICOMTE, méprisant Poète !...
CYRANO Oui, monsieur, poète ! et tellement,
Qu'en ferraillant je vais- hop ! - à l'improvisade,
Vous composez une ballade.

LE VICOMTE Une ballade?
CYRANO Vous ne vous doutez pas de ce que c'est, je crois?
LE VICOMTE Mais...
CYRANO, récitant comme une leçon La ballade, donc, se compose de trois Couplets de huit vers...
LE VICOMTE, piétinant Oh !
CYRANO, continuant Et d'un envoi de quatre...
LE VICOMTE Vous...
CYRANO Je vais tout ensemble en faire une et me battre,
Et vous touchez, monsieur, au dernier vers.

LE VICOMTE Non !
CYRANO Non? Déclamant "Ballade du duel qu'en l'hôtel bourguignon Monsieur de Bergerac eut avec un bélître!"
LE VICOMTE Qu'est-ce que ça, s'il vous plaît?
CYRANO C'est le titre.

Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand (Acte I, scène 4)

Cyrano.jpg
Par Hélène - Publié dans : Arts
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Jeudi 17 janvier 2008
... Ou l'art de contourner la censure imposée par le Code Hayes pendant les années 40.
Par Hélène - Publié dans : Vidéos
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Mercredi 24 octobre 2007

 

Chouette duo..
Par Hélène - Publié dans : Vidéos
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Vendredi 24 août 2007

  Qui a dit que l'Amérique était critique? :P

Par Hélène - Publié dans : Vidéos
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Lundi 23 juillet 2007


















Mer du Nord, 2001
Photo : Hélène Domergue



"Avec la mer du Nord pour dernier terrain vague

Et des vagues de dunes pour arrêter les vagues
Et de vagues rochers que les marées dépassent
Et qui ont à jamais le coeur à marée basse
Avec infiniment de brumes à venir
Avec le vent d'ouest écoutez-le tenir
Le plat pays qui est le mien

Avec des cathédrales pour uniques montagnes
Et de noirs clochers comme mâts de cocagne
Où des diables en pierre décrochent les nuages
Avec le fil des jours pour unique voyage
Et des chemins de pluie pour unique bonsoir
Avec le vent de l'est écoutez-le vouloir
Le plat pays qui est le mien

Avec un ciel si bas qu'un canal s'est perdu
Avec un ciel si bas qu'il fait l'humilité
Avec un ciel si gris qu'un canal s'est pendu
Avec un ciel si gris qu'il faut lui pardonner
Avec le vent du nord qui vient s'écarteler
Avec le vent du nord écoutez-le craquer
Le plat pays qui est le mien

Avec de l'Italie qui descendrait l'Escaut
Avec Frida la Blonde quand elle devient Margot
Quand les fils de novembre nous reviennent en mai
Quand la plaine est fumante et tremble sous juillet
Quand le vent est au rire quand le vent est au blé
Quand le vent est au sud écoutez-le chanter
Le plat pays qui est le mien"

Pour écouter

Par Hélène - Publié dans : Arts
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Lundi 11 juin 2007

Réalisation
: Marjane Satrapi/Vincent Paronnaud
Scénario : Marjane Satrapi/Vincent Paronnaud (d'après l'oeuvre de Marjane Satrapi)
Production : Xavier Rigault/Marc-Antoine Robert
Distribution : Diaphana Films
Casting (voix) : Chiara Mastroianni/Catherine Deneuve/Danièle Darrieux/Simon Abkarian/François Jerosme/Gabrielle Lopes Benites
Durée : 1h35
Sortie le 27 juin

Bande-annonce








Persepolis
, c'est l'histoire d'une gamine iranienne à la fin des années 70. La Révolution islamique vient de faire basculer le régime du Shah, ce qui restreint les libertés et les droits de chacun, notamment ceux des femmes. Du coup il va être difficile de grandir
pour Marjane.. D'autant plus qu'elle a un caractère fort et qu'il n'est jamais question pour elle de garder sa langue dans la poche. Ses parents, eux, souhaitent la voir instruite et épanouie. Afin de protéger Marjane, ils l'envoient continuer ses études en Autriche. Là-bas, elle va vivre le meilleur comme le pire.

Le film est l'adaptation de quatre BD autobiographiques, le tout dessiné et réalisé par Marjane Satrapi. Côté graphique, je ne m'y connais pas vraiment mais les dessins s'avèrent plutôt simples. Donc pas exceptionnels. En revanche, le traitement est d'une beauté ! Un mélange d'émotion et d'humour. Concernant l'héroïne (Satrapi elle-même), on remarque une forte
personnalité, ce qui m'a d'ailleurs rappelé Nothomb quand elle décrit son enfance mégalo. Il y a à la fois dans ce film une gravité consternante et une simplicité déconcertante. A vrai dire, je ne sais pas trop comment en parler. Pour bien, il faudrait le revoir...
Bref, attendez-vous à ça : tendresse, famille, amour, amitié, tyrannie, Histoire, mélancolie, résistance, cosmopolitisme, solitude, isolement, religion, différence, ruse, solidarité, humour. Vous relèverez certainement plusieurs antithèses. Elles sont réalisées avec beaucoup de pertinence. Allez voir ce film, c'est une vraie leçon d'humanité.


A noter que les Mollahs en Iran ont protesté la sélection du film à Cannes, réalisé par "l'exilée iranienne Marjane Satrapi" dont le regard est jugé trop critique.
(Source : www.iran-resist.org)


Par Hélène - Publié dans : Cinéma
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Mardi 5 juin 2007
"Baragouiner : parler mal une langue en proférant des paroles inintelligibles."

Sur le site du mot du jour (cf lien), on explique l'origine bretonne de ce verbe : "bara", c'est le pain et "gwin", le vin. Donc  en gros, quand on baragouine (ne lisez pas "bar à gouines" hein), c'est qu'on boit du vin en mangeant du pain. Et, forcément, quand essaie en plus de parler, ben on n'y comprend rien fiû !

Sympatoche, non?

Non..? Lol allez, à la r'voyure !


Par Hélène - Publié dans : Elle-en-tout-genre
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Vendredi 27 avril 2007
Qui aurait pu penser (certainement pas moi) que le titre de ce western comique faisait référence à l'Odyssée ? Voici l'histoire et merci Cécile de me rendre moins inculte que je le suis : le cyclope Polyphème, qui retient Ulysse prisonnier, lui demande quel est son nom. Ce dernier lui répond "Mon nom est personne" puis il lui botte les fesses. La créature hurle tellement fort que ses potes monstres rappliquent. Ils veulent savoir qui l'a agressé. "Personne", explique-t-il. Les méchants se rassurent donc, et pensent qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Pendant ce temps, Ulysse et ses complices peuvent fuir.

1/ Ca me donne envie de revoir le film Mon nom est personne et d'étudier les talents de Terence Hill.

2/ Ca m'a rappelé une vieille et chouette photo d'Agnès Varda dans son court-métrage Ulysse, dont notre chère MFN (sont vraiment pourries ses initiales) était folle amoureuse.

Je vous montre la bête :





















Sympa, non?
Le format ne permet pas d'observer la photo sous tous les angles, mais croyez-moi, on nous avait démontré des choses magiques sur ce sujet. La mythologie, le cycle de la vie, la mémoire, etc. Par ailleurs, voici que l'image illustre très bien l'arrivée d'Ulysse et de ses hommes sur l'île des cyclopes. Affamés, ils s'enthousiasment à la vue de chèvres en bas de la falaise, dont certaines ne sont plus que des tas d'os.
Oui je sais, Ulysse ne se balladait pas à poil, lui... et alors? ;O)

Par Hélène - Publié dans : Cinéma
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