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  "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer."

Le Père Noël est une ordure

Partage

Lundi 16 avril 2007
Si l'on réunit tous les talents de la famille Fiennes, le résultat sera "Chromophobia", un long-métrage plutôt intelligent, original et troublant. L'histoire, difficilement compréhensible au début, relie des fragments de vies qui progressivement s'avèrent communs aux sept personnages principaux. Au dos du dvd, il est précisé que le film se situe à mi-chemin entre Match Point (Woody Allen) et Collision (Paul Haggis). Je n'aurais pas trouvé de mots autrement plus justes, car ce sont exactement la sordidité, la cruauté, la froideur, et l'immoralité qui habitent les scènes. Ni pessimiste, ni optimiste, Chromophobia montre la latence d'un mal de vivre chez l'homme moderne, presque devenu phobique du bonheur. Vous aurez compris dans ces images l'importance de la couleur, véritable diapason de l'esprit et de l'humeur générale. Prenez garde, la réalisatrice aime feinter en exhortant le spectateur à l'anticipation d'événements, qui, finalement, n'ont jamais lieu. Quoique...

Réalisation : Martha Fiennes
Scénario : Martha Fiennes
Producteur : Tarak Ben Ammar/ Ron Rotholz
Casting : Ben Chaplin/ Penelope Cruz/ Ralph Fiennes/ Ian Holm/ Rhys Ifans/ Damian Lewis/ Kristin Scott Thomas
Musique : Magnus Fiennes
Durée : 1h50
Année de sortie : 2006

En DVD

Bande-annonce



+++ Bande-son
+++ Mise en scène très graphique

-- Le film est parfois long.
par Hélène publié dans : Cinéma
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Jeudi 12 avril 2007
Depuis bien longtemps les écrans, les clichés, et les affiches ne se contentent plus de reproduire le réel. Au contraire, ce siècle dernier, l'avènement des arts cinématographique, photographique, voire publicitaire, a permis de créer avec efficacité une rhétorique spécifique de l'image. Autrement dit, l'expression "sage comme..." peut aller se rhabiller car désormais l'image communique, confie, manipule, mieux, elle traumatise en s'inscrivant dans la mémoire collective.

Dans L'image et les signes, Martine Joly  approfondit cette réflexion en consacrant un long chapitre à la photo de presse. En parvenant à vivre malgré le détachement de son actualité et de son contexte initiaux, la photographie adopte un paradoxe complexe : elle est éphémère et durable à la fois. Comment continue-t-elle à faire parler d'elle alors que l'information n'est plus? Parce que primo elle est souvent choquante, deuxio elle s'imisce dans la culture visuelle de l'individu. Tertio, et comme j'essayais de vous le faire comprendre dans mon article du 09/02, l'image perd automatiquement de son histoire, mais jamais des détails qui la construisent.

C'est pourquoi il est fréquent de constater dans le photojournalisme (entre autres, car le phénomène se remarque dans tous les arts) l'entrecroisement de cultures communes qui montrent les mêmes détails. Le sujet, la technique, la mise en scène (...) se répètent : preuve que le langage de l'image existe, non?

 












Marc Riboud, France, mai 68













Anthony Suau, Corée du Sud, 1987



Françoise Demulder, Beyrtouh, 1976



























Hocine, Algérie, 1997


















William Klein, Broadway, 1955 /////// Larry Towell, Bande de Gaza, 1993


















Georges Gobet, Libéria, 2003






Grâce à ces exemples de concordances dans l'histoire de la photographie, vous avez pu remarquer le recours à des métaphores identiques pour émettre un unique message visuel. La femme confrontée aux forces de l'ordre (douceur d'un côté, violence de l'autre) peut incarner le pacifisme. La Madone au milieu de décombres traduit le sacrifice et la mort de civils innocents lors de conflits armés. Enfin, concernant l'enfant soldat qui vise le photographe, il s'agit de réduire la guerre à du jeu, à de l'impunité, à de l'irréflexion. Dans d'autres registres, certains se calqueront sur Doisneau et son fameux baiser de l'Hôtel de ville, ou bien sur la scène d'un film de Woody Allen , voire sur une peinture romantique du XIXème siècle...


... Et vous? Lorsque vous prenez une photo, quelle référence allez-vous chercher au plus profond de votre mémoire culturelle? Est-ce que votre destinataire disposera des mêmes codes pour décrypter votre représentation?

* Vent d'Est, Jean-Luc Godard, 1969
par Hélène publié dans : Photo reportage
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Lundi 12 mars 2007
On connaît déjà le grand président de l'Afrique du Sud. Voici aujourd'hui un film qui retrace la vie de ce même Nelson Mandela, mais à l'époque où il était retenu prisonnier en Afrique du Sud. 27 longues années... L'histoire d'un homme charismatique en qui les Noirs persécutés placent tous leurs espoirs, un véritable messie en qui le peuple croit pour la construction d'un avenir meilleur. De sa cellule, Mandela continue à diffuser sagesse, dignité et prestence, lesquelles ne seront pas sans déstabiliser son gardien, James Gregory. Ce dernier est installé avec sa femme et ses enfants dans un logement de fonction à Robben Island. Son métier est la seule chose qui peut subvenir aux besoins de la famille, d'où son obsession pour le professionnalisme et le travail bien fait. Pourtant, le militaire change très vite ses habitudes lorsqu'il découvre ce qu'est réellement l'Apartheid. En prison, il n'approuve pas la manière dont Mandela et ses compagnons sont traités. Dehors, il est choqué par la violence de la répression dans les rues. Avec douleur, nostalgie et tendresse, il se souvient de son ami Bafana, un Kaffir avec qui il a grandi dans le Transkei... Une amitié naît alors entre le geôlier et son prisonnier, lesquels s'apporteront respect et soutien mutuels du début jusqu'à la fin.




















La réalisation de Goodbye Bafana est une véritable démarche internationale. Le projet regroupe l'Allemagne, la Belgique, l'Afrique du Sud, le Luxembourg, l'Italie, la Grande-bretagne et les Etats-Unis. Un film qui à la fois sonne le glas puis salue bien bas l'audace et le combat de tous ces hommes, qui, unis avec force contre un gouvernement fou et sanguinaire, parviennent à changer les choses.

(Je n'ose pas en dire plus. A vrai dire, l'émotion m'a empêchée d'analyser le côté technique. J'ai juste envie de vous dire que vous apprendrez beaucoup de choses allant voir ça au ciné.)




















Réalisation : Bille August
Scénario : Greg Latter (inspiré des Mémoires du geôlier de Nelson Mandela)
Production : Jean-Luc Van Damme
Musique : Dario Marianelli
Casting : Joseph Fiennes/Dennis Haysbert/Diane Kruger/Adrian Galley/Mehboob Bawa/Shiloh Hendersen
Durée : 2h20
Sortie au cinéma le 11 avril 2007

Bande annonce

(Merci Wafa pour l'avant-première)
par Hélène publié dans : Cinéma
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Lundi 5 mars 2007
(Autant mettre à profit les débats houleux et alcoolisés du week-end...)

Je crée donc une nouvelle catégorie pour ce  blog : "Photo et reportage". Il ne s'agit pas forcément  de balancer des images choc, mais plutôt de proposer des photographies diverses et variées, dont l'esthétisme fait particulièrement contraste avec la gravité du sujet. Comment font ces journalistes pour "enjôliver" l'horreur et la misère de leurs reportages? Comment s'y prennent-ils pour sacraliser et extraire du temps tous ces regards blessés ou inconnus?

Je commencerai par une photographie de Robert Capa, un des photographes de guerre les plus reconnus au monde. La grande oeuvre de sa vie reste sans doute la fondation de l'agence Magnum en 1947, avec la collaboration entre-autres de Cartier-Bresson. Le photographe meurt sur le terrain en 1954, près du Tonkin au Vietnam. Il essayait de prendre une photo lorsqu'il a marché sur une mine antipersonnel.

Il résume lui-même tout son style dans cette déclaration : "Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c'est que vous n'êtes pas assez près."




















Cordoue, front d'Andalousie, le 5 septembre 1936 (La Mort, surprise en train de faire son travail.. Incroyable d'avoir réussi à saisir cet instant. L'homme perd la vie mais de l'autre côté, Capa le shoote pour l'immortaliser.)




















Madrid, Novembre 1936(
en fait je l'adore celle-ci.. on dirait que la dame au pas de la porte se souvient.. la petite fille en blanc a exactement la même posture et regarde vers la gauche, vers le passé.. souvenir de son enfance, de la guerre, les murs criblés de balle qui n'ont toujours pas cicatrisé.. Comme elle probablement..)



























Françoise Gilot (l'épouse du peintre), Pablo Picasso, et Picasso Javier Vicaro (son neveu), Golfe-Juan, 1948


par Hélène publié dans : Photo reportage
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Mardi 27 février 2007
Concours photo organisé dernièrement à l'école. Thème : "Le corps dans la ville". On a trouvé avec quelques collègues que de nombreuses images étaient beaucoup plus intéressantes, mais ce ne sont malheureusement pas celles-ci qui ont été récompensées.





















Gare aéroport Charles de Gaulle, 2005


par Hélène publié dans : My pictures
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Lundi 26 février 2007
Jacques a dit : look at this















Merci à mon agent Waf pour l'info ;o)
par Hélène publié dans : Actualité
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Vendredi 23 février 2007
Aarrrgh, quel gâchis ! Le livre était tellement bon, quelle idée d'en avoir fait un film aussi médiocre ! Encore une histoire d'argent, probablement..!

Il n'y a rien du tout, c'est plat, gnan-gnan, et jamais rien ne décolle. Les pauvres effets de style se résument à des halos de lumière surnaturels qui ont pour unique et maigre effet de saboter un décor déjà bien fade. Cette fois-ci, casse la tienne, c'est au tour de l'histoire de sauver le film ! Donc merci à Marc Lévy, cette histoire d'amour reste succulente, malgré les amputations subies pour les besoins de l'adaptation.
Bref, ce déchet cinématographique aura au moins eu le mérite et l'utilité de faire connaître votre oeuvre à ceux dont le temps manque pour la lecture.

Réalisation : Mark Waters (bonjour sa filmographie, on comprend mieux..)
Scénario et adaptation : Leslie Dixon/Peter Tolan
Casting : Reese Witherspoon/Mark Ruffalo/Donal Loque/Dina Waters/Ben Shenkman/ Jon Heder
Production : Laurie Macdonald/Walter F.parkes
Durée : 1h35

En DVD
par Hélène publié dans : Cinéma
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Jeudi 22 février 2007


















Réalisation : Sofia Coppola
Scénario : Sofia Coppola sur une oeuvre d'Antonia Fraser
Production : Sofia Coppola/Ross Katz/Callum Greene
Casting : Kirsten Dunst/Jason Schwartzman/Rip Torn/Asia Argento/Molly Shannon/Jamie Dornan/Marianne Faithfull
Durée : 2h03
Sortie en DVD le 7 Mars 2007


Bienvenue dans un monde luxueux-kitscho-moderne-pre-révolutionnaire, celui de la fille Coppola, qui, décidément, n'en finit pas de surprendre.. Quelle surprise, en effet, de ne pas trouver ENFIN dans ce troisième film un style qui soit propre à la jeune réalisatrice. Les magnifiques
Virgin Suicides et
Lost in translation n'avaient déjà rien à voir entre-eux ; pour Marie-Antoinette, on change encore de forme, sauf que cette fois-ci... la perfection n'y est malheureusement pas. A force d'avoir habilement chargé ses deux derniers bébés en émotion, Sofia Coppola semble être pour celui-ci à court de force et de magie. C'est long, ennuyeux, et il est parfois difficile de comprendre où les personnages -superficiels- veulent en venir. Néanmoins, la première partie du film demeure agréable. Les scènes ayant été tournées à Versailles, les yeux sauront assurément briller. Les oreilles, surtout, seront alanguies, car chatouillées par un petit Air décalé qui perturbe la réalité de l'époque représentée. C'est d'ailleurs probablement cet unique et dernier point qui atteste du talent de la cinéaste : Marie-Antoinette paraît traduire à l'écran le voyage d'une enfant moderne au pays merveilleux des rois et des princesses. S'ensuivent par conséquent des anachronismes électrochocs comme cette mise en scène moderne en plein décor du XVIIIème, cette sexualité d'abord pure puis pervertie, grâce à l'alcool, à la luxure, et enfin, à la musique rock.
Pour conclure, le film Marie-Antoinette est tout simplement le songe d'une ado d'aujourd'hui, allongée sur son lit les yeux fermés, et qui durant quelques heures se met en scène dans la peau d'un grand personnage historique. L'histoire s'adapte à ce voyage. Elle commence quand la jeune Autrichienne arrive en France, elle s'achève lorsqu'elle s'enfuit de Versailles. Aucune image - ou si peu- sur la révolte du peuple, aucune autre sur son emprisonnement et son éxécution.. Peu importe, la violence n'a pas sa place dans les tout premiers fantasmes d'une jeune fille.

A voir, parce que c'est Miss Coppola et encore une fois elle innove.
A ne garder ou à ne pas revoir, parce que cette fois-ci, c'est pas du grand art.


par Hélène publié dans : Cinéma
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Lundi 19 février 2007














Chez Flavien, non seulement on mange bien et pô cher, pis aussi on a le droit de rigoler la bouche pleine ! Avis aux chtis, ravisez ichi d'din, c'étot dinch'menu :

M. et Mme ARDELPIC ont un fils.................................... : Helmut
M. et Mme BIEREQUEJPREFERE ont un fils....................... : Michel
M. et Mme COULES ont une fille................................ : Anne-Perrette
M. et Mme ESSIQUIEN ont un fille.................................. : Jessica
M. et Mme NADBARAQUE ont un fils................................ : Arthur
M. et Mme NAITEQUIFRISE ont une fille.......................... : Yasmine
M. et Mme ROUQUIPU ont une fille................................ : Yacinthe
M. et Mme SBITE ont une fille........................................ : Suzy

Le meilleur pour la fin...

M. et Mme ZOBIBRAIRO ont deux fils............................. : Yves et Romain !



Estaminet CHEZ FLAVIEN
26, rue de l'Abbaye
59 246 MONS-EN-PEVELE
03 20 59 21 44
par Hélène publié dans : Humour
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Vendredi 9 février 2007
Merci Flo de m'avoir relancée dans ces vieux trucs. Ce texte est un sujet de partiel sur lequel j'étais tombée en dernière année de fac. Truffé de réflexions, il intéressera sûrement certain(e)s cinéphiles.























Les oiseaux, Alfred Hitchcock, 1963

"Généralement, le cinéma rend mal l'anecdote. Et "action dramatique" y est erreur. Le drame qui agit est déjà à moitié résolu et roule sur la pente curative de la crise. La véritable tragédie est en suspens. Elle menace tous les visages. Elle est dans le rideau de la fenêtre et le loquet de la porte. Chaque goutte d'encre peut la faire fleurir au bout du stylographe. Elle se dissout dans le verre d'eau. Toute la chambre se sature de drame à tous les stades. Le cigare fume comme une menace sur la gorge du cendrier. Poussière de trahison. Le tapis étale des arabesques vénéneuses et les bras du fauteuil tremblent. Maintenant la souffrance est en surfusion. Attente. On ne voit rien, mais le cristal tragique qui va créer le bloc du drame est tombé quelque part. Son onde avance. Cercles concentriques. Elle roule de relais en relais. Secondes.

    Le téléphone sonne. Tout est perdu.
    Alors, vraiment, vous tenez tant à cela à savoir s'ils se marient au bout. Mais IL N'Y A PAS de  films qui finissent mal, et on entre dans le bonheur à l'heure prévue par l'horaire.
    Le cinéma est vrai. Une histoire est un mensonge."

Jean Epstein, Bonjour le cinéma, 1921, Ed. La sirène


Epstein prétend ici que le cinématographe n'est pas le support idéal pour raconter des histoires. Il fabrique certes de l'émotion, mais cette dernière n'émane certainement pas de la narration. Pour approfondir sa démonstration, le cinéaste parle des accumulations de détails dans l'image. Selon lui, le drame peut surgir de n'importe où, de n'importe quel élément présent dans la mise en scène, dans la mesure où celui-ci est obligatoirement porteur de sens. Autrement dit, Epstein fait du cinéma l'art du détail, celui qui ne laisse de répit au spectateur tant les sens sont constamment en alerte. Cet extrait de Bonjour Cinéma entre d'ailleurs en corrélation parfaite avec l'une des ses autres affirmations : "Le drame au cinéma n'est pas à l'origine de l'histoire mais de tout le reste".

La thèse est plutôt pertinente.. tant et si bien d'ailleurs que d'autres cinéastes plus tard approfondiront l'avis de Jean Epstein. Dans ses entretiens avec François Truffaut en 1966, Alfred Hitchcock affirme avec humour que rien ne sert de rendre un scénario original, puisque tous gravitent autour de la même trame : la rencontre amoureuse ("Boy meets girl"). Et Jean-Luc Godard de se saisir du flambeau dans Les histoires du cinéma en 1998 : quand on se souvient des films d'Hitchcock, on ressasse surtout des objets spécifiques à son style, des petits détails tels qu'une femme blonde, une cigarette, une tasse de café, etc... Ce sont eux qui font évoluer le drame et le suspense. Autre théoricien : Jacques Rancière. Dans La fable contrariée en 2001, le drame est l'accumulation de micro-sensibilités qui mène inéluctablement vers quelque chose de plus fort. Encore note-t-il que ce fonctionnement est présent dans l'évolution de tous les arts. Pour chaque cas, il s'agit de passer de la narration générale au sens du détail. Dans la littérature médiévale, par exemple, on assiste à du grand récit  épique, puis beaucoup plus tard, avec Zola ou Proust, le lecteur est face à des montagnes de détails.

Pour conclure, dans n'importe quel (bon) film vous pourrez observer ce phénomène : l'évolution des émotions se substituent toujours à la narration. C'est la mise en scène uniquement qui décide à quel moment le spectateur doit sursauter, s'émouvoir, ou se détendre.  Comme le dit Epstein, n'est-ce pas la sonnerie brusque du téléphone qui détermine la prolongation ou non d'une attente chez le spectateur?
















Psychose
, Alfred Hitchcock, 1960

A voir  pour mieux comprendre :

Home Stories

M. Müller rejoint un peu la thèse d'Epstein dans ce court-métrage de 1991. En effectuant le montage d'extraits de films illustres, il parvient à reconstituer une seule et unique histoire.
par Hélène publié dans : Cinéma
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