Jeudi 1 juin 2006
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21:43
Et oui, si on se met de côté, nous, candides menteurs occasionnels et inoffensifs, ca ne peut que laisser une place énorme pour la grande mythomanie, qui je l'avoue m'effraie considérablement mais me fascine tout autant. Qui plus est, les cas les plus médiatisés sont assez démesurés ! Souvenez-vous de cette femme en 2004 qui avait rendu compte à la police d'une agression antisémite dans un train de banlieue parisienne.. son récit était ultra-détaillé pour sonner vrai, et le résultat ne s'est pas fait attendre (indignation nationale, intervention du chef de l'état, sur-médiatisation, etc..). Quand la supercherie fut débusquée, le bruit s'étouffa étrangement vite, chacun trop honteux de s'être laissé si facilement duper. En tout cas, quel affolement et quelle précipitation ce fut dans la gestion de cette information.
Mais ne nous moquons pas, la situation inverse existe aussi. Peut-être connaissez-vous ce film, Le mystificateur, qui raconte l'histoire de Stephen Glass dans les années 90. Le jeune journaliste exerçait dans des agences prestigieuses (Rolling Stone, The New Republic) et ne se gênait pas pour fabriquer de toutes pièces la plupart de ses articles : lieux, protagonistes, sources,... et, à côté, tout le monde se réjouissait de ses sujets et de son talent, ne doutant nullement de l'authenticité des événements.
Alors, et si l'information était après tout du divertissement? Et si les gens qui la suivent ne voyaient-ils pas en elle un moyen de décoller de leur quotidien personnel? Après tout, et puisque les médias sont de plus en plus manichéens, celui qui s'en adonne s'octroie un pouvoir virtuel, celui de juger : "ah cette affaire, quelle saloperie", "ah ce sida, il faut l'éradiquer, vite vite !", "ah ce miracle médical, il est super !". Par conséquent, on pourrait malheureusement remettre en question cette exigeance qui va de paire avec la qualité de l'information. Pour intéresser le spectateur, il faut de l'enjolivure à la forme. Donc pourquoi condamner cette jeune femme et ce journaliste s'ils ont après tout répondu aux attentes de chacun? Peut-être qu'un jour le JT ou la presse deviendront sans que vous vous en rendiez compte de simples rédactions de fiction?
L'Arracheur de dents, Michelangelo Merisi
Mais ne nous moquons pas, la situation inverse existe aussi. Peut-être connaissez-vous ce film, Le mystificateur, qui raconte l'histoire de Stephen Glass dans les années 90. Le jeune journaliste exerçait dans des agences prestigieuses (Rolling Stone, The New Republic) et ne se gênait pas pour fabriquer de toutes pièces la plupart de ses articles : lieux, protagonistes, sources,... et, à côté, tout le monde se réjouissait de ses sujets et de son talent, ne doutant nullement de l'authenticité des événements.
Alors, et si l'information était après tout du divertissement? Et si les gens qui la suivent ne voyaient-ils pas en elle un moyen de décoller de leur quotidien personnel? Après tout, et puisque les médias sont de plus en plus manichéens, celui qui s'en adonne s'octroie un pouvoir virtuel, celui de juger : "ah cette affaire, quelle saloperie", "ah ce sida, il faut l'éradiquer, vite vite !", "ah ce miracle médical, il est super !". Par conséquent, on pourrait malheureusement remettre en question cette exigeance qui va de paire avec la qualité de l'information. Pour intéresser le spectateur, il faut de l'enjolivure à la forme. Donc pourquoi condamner cette jeune femme et ce journaliste s'ils ont après tout répondu aux attentes de chacun? Peut-être qu'un jour le JT ou la presse deviendront sans que vous vous en rendiez compte de simples rédactions de fiction?
L'Arracheur de dents, Michelangelo Merisi

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