Dimanche 7 mai 2006
Pour avoir le droit de vivre dans le monde de la communication, il faut accepter d'entrer dans le spectaculaire. L'existence passe par l'acceptation de devenir virtuel.
Beaucoup d'agences de reportages télévisés, qui veulent des sujets prêts à diffuser aux grandes chaînes, travaillent maintenant au scénario. Comme les coûts de production sont importants, la plupart des enquêtes ne sont réalisées que si elles sont préachetées par une émission. Comme dans l'industrie du cinéma, une équipe de journalistes est chargée d'écrire les synopsis des futurs reportages pour les proposer aux éventuels clients. La précision va parfois jusqu'à décrire les personnages, blond ou brun, belle ou laide, calme ou agressif. Leurs répliques sont rédigées, les lieux décrits, la trame ficelée. Le travail du reporter va alors consister en une sorte de casting, à rechercher des personnages conformes à ceux qu'il a déja façonnés. Pour que le monde soit crédible, il doit ressembler à de la fiction.
La Fabrique de l'information, Florence Aubenas, Miguel Benasayag
D'où la perpétuelle impression de voir et de lire toujours les mêmes choses. L'information devient elle aussi un business, où si un produit/un concept fonctionne et se vend, alors il faut le réexploiter jusqu'à épuisement, sous un maximum de formes possibles. Des rôles réguliers jonchent les médias, de l'information la plus brute (banlieusard, politique, paysan, étudiant, chômeur, star, etc...) au divertissement télé-réalité du moment (la bimbo, le macho, l'homo, l'artiste, le romantique, le sportif, etc...). Cette catégorisation, pâle reflet de la société, qui pourtant est à l'heure de l'individualisation, bizarre non..?
Beaucoup d'agences de reportages télévisés, qui veulent des sujets prêts à diffuser aux grandes chaînes, travaillent maintenant au scénario. Comme les coûts de production sont importants, la plupart des enquêtes ne sont réalisées que si elles sont préachetées par une émission. Comme dans l'industrie du cinéma, une équipe de journalistes est chargée d'écrire les synopsis des futurs reportages pour les proposer aux éventuels clients. La précision va parfois jusqu'à décrire les personnages, blond ou brun, belle ou laide, calme ou agressif. Leurs répliques sont rédigées, les lieux décrits, la trame ficelée. Le travail du reporter va alors consister en une sorte de casting, à rechercher des personnages conformes à ceux qu'il a déja façonnés. Pour que le monde soit crédible, il doit ressembler à de la fiction.
La Fabrique de l'information, Florence Aubenas, Miguel Benasayag
D'où la perpétuelle impression de voir et de lire toujours les mêmes choses. L'information devient elle aussi un business, où si un produit/un concept fonctionne et se vend, alors il faut le réexploiter jusqu'à épuisement, sous un maximum de formes possibles. Des rôles réguliers jonchent les médias, de l'information la plus brute (banlieusard, politique, paysan, étudiant, chômeur, star, etc...) au divertissement télé-réalité du moment (la bimbo, le macho, l'homo, l'artiste, le romantique, le sportif, etc...). Cette catégorisation, pâle reflet de la société, qui pourtant est à l'heure de l'individualisation, bizarre non..?
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