TODAY


  "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer."

Le Père Noël est une ordure

Partage

Mercredi 19 mars 2008

Freud s'adresse à Chaim Koffler, en réponse à l'association "Jésuralem Keren Ajossot". Cette dernière demandait à quelques célèbres personnalités juives de signer une pétition contre les arabes de Palestine, responsables d'une émeute en 1929, laquelle a coûté la vie d'une centaine de colons.
Freud-copie-1.jpg
Nous sommes le 26 février 1930.



« Cher Docteur,

 

Je ne peux faire ce que vous souhaitez.

 

Je me sens incapable de surmonter mon aversion à accabler le public avec mon nom et même ce moment critique ne me paraît pas le justifier . Quiconque désire influencer les masses se doit de leur donner quelque chose de vibrant et d’enflammé et mon sobre jugement sur le Sionisme ne le permet pas. Il est sûr que je sympathise avec ses buts, je suis fier de l’Université de Jérusalem, et la prospérité de ses implantations me fait plaisir.

 

Mais, d’autre part, je ne pense pas que la Palestine pourra jamais devenir un État juif, ni que les mondes Chrétien et Islamique soient prêts à ce que leurs lieux saints soient sous contrôle juif. Il m’eut paru plus judicieux d’établir une patrie juive sur une terre moins chargée d’histoire. Mais je reconnais qu’un point de vue aussi rationnel aurait peu de chance d’obtenir l’enthousiasme des gens et le soutien financier des riches.

 

Je concède avec tristesse que le fanatisme infondé de notre peuple soit en partie à blâmer pour avoir éveillé la méfiance Arabe. Je ne puis cultiver de sympathie pour une piété mal dirigée qui transforma un morceau du mur d’Hérode en relique nationale offensant ce faisant les sentiments des autochtones

 

Jugez vous-même maintenant si, avec un tel point de vue critique je suis la personne qu’il faut pour conforter un peuple pris dans l’illusion d’une espérance injustifiée.

 

Votre respectueux serviteur. »

 

Freud

par Hélène publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Mercredi 27 septembre 2006
"Le 11 juin 1916, les deux compagnies du 137e régiment d'infanterie de Fontenay-Le-Comte, composé de Vendéens et de Bretons, relève le 37e RI à proximité de la ferme de Thiaumont, près de Verdun. Pendant qu'une section aux ordres du lieutenant Polimann s'apprête à défendre sa position, un violent bombardement s'abat sur le secteur et se poursuit une partie de la nuit, ce qui annonce une offensive pour le lendemain. Le 12 juin au petit matin, les soldats attendent dans une tranchée, baïonnette au canon, grenade à la main. Soudain, une série d'obus s'abat en avant et en arrière de cette tranchée, en rapprochant les bords, ne laissant dépasser que les baïonnettes de cinquante-sept soldats qui vont mourir enterrés vivants. Ces baïonnettes pointées vers le ciel semblent, aujourd'hui encore, monter la garde. Une garde éternelle."

L'histoire de France pour les nuls, de 1789 à nos jours, First Editions, p.245



par Hélène publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (2)    créer un trackback recommander
Vendredi 18 août 2006

Surprise, les catacombes de Paris, c'est pas comme dans les Chevaliers de Baphomet et en plus de ça, elles n'ont pas toujours été catacombes ! Creusés au XIIème siècle, les galeries étaient d'abord exploitées pour assurer la croissance de la ville, friande de remparts et de forteresses. Au fur et à mesure, la carrière fut délaissée, puis au XVIIIème (en 1776 excatement), à cause de trop d'effondrements et de dangers, la création d'une Inspection donna naissance à des consolidations partielles (sous les lieux publics). Ce ne sont que quelques années plus tard que les ossuaires prendront forme. En effet, suite à une surpopulation des cimetières parisiens et à la pestilence régnante, il est décidé que les ossements seraient transférés dans les carrières.
Ce sont les catacombes sous la place Denfert-Rochereau que j'ai pu visiter. D'abord des escaliers et de très longues galeries, un changement progressif de température, une humidité croissante, et puis l'entrée de  l'ossuaire. Ce que je vais voir pendant près d'une heure, ce sont des tas d'os qui longent les murs, minutieusement rangés et stabilisés, il y en a tellement que tout cela paraît factice, et, par conséquent, peu effrayant - ceci étant dit, seule dans le noir là dedans, ça doit etre différent ;O) Bref, on imagine vite qu'il y a plusieurs millions de personnes là dessous et que ceux qui demeurent là n'en constituent qu'une partie. Des ossements aussi identiques les uns aux autres, difficile de se convaincre que chacun a bien une histoire unique et différente. Pourtant, j'ai l'impression que cet effort de la part des visiteurs est tout ce qui leur reste, à eux, hommes, femmes et enfants sans vie, entassés là dans l'anonymat.















Un peu partout, des citations avec pour toutes le même thème évidemment.



Au plafond, une ligne noire qui sert de repère dans le dédale.















L'origine des cimetières est spécifiée à chaque nouveau groupement d'os.


Beaucoup plus intéressant et beaucoup plus complet que ce que je raconte, plusieurs individus ont fait un site sur leurs infiltrations personnelles.

http://cata.riffzone.net
http://catacombes.web.free.fr

(Pas trouvé de liens bavards sur l'investissement des lieux sous l'occupation allemande, si quelqu'un repère quelque chose, qu'il fasse signe !)
par Hélène publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 17 décembre 2005
Me suis toujours posé la question de savoir comment étaient nées certaines expressions de la langue française -ou pas- et je suis tombée cette semaine sur une émission-radio qui abordait la chose. En puisant davantage chez d'autres supports, ca donne ca :

- Avoir des yeux de lynx : aucun lien avec l'animal mais avec un personnage mythique, Lyncée, qui grâce à sa vue ultra-développée, guida les argonautes et notamment Jason vers la Toison d'or.

- Etre laconique : en Laconie, les habitants étaient connus pour leur austérité de moeurs ainsi que pour leur langage, infiniment bref. D'ailleurs, quand ils eurent remporté la victoire sur Athènes (fin de la Péloponèse), ils annoncèrent au peuple "Athène prise", c'est tout.

- Battre la chamade était un système d'alerte pendant les hostilités, signifiant que les assiégés proposaient de se rendre ou d'entamer des pourparlers.

- Etre dans un capharnaüm : A Capharnaüm, Jésus aurait (encore !) guéri un paralytique, et la foule se pressant en masse pour constater le miracle, les porteurs de la civière auraient dû être obligés de faire un trou dans le toit pour évacuer le blessé. Bref, un sacré b.. lol

- Broyer du noir : c'est un terme qui est né dans la peinture, le peintre broyant ses couleurs avant de produire. Broyer du noir sort plutôt de l'ordinaire puisque pendant très longtemps cette couleur n'a pas été utilisée en peinture. Et tenez-vous bien, le premier à l'avoir exploitée (oups, je n'ai plus son nom), cherchait en fait à peindre la neige et ses nuances.

- Avoir le blues : au Moyen-Age, le Diable était représenté en bleu. Avoir le blues, c'est en quelque sorte être sous l'emprise du mal.

- Qui va à la chasse perd sa place : étonnant encore, mais l'expression n'est pas du tout née de la chasse mais du Jeu de paume. La "chasse" est un point particulier, qui, quand il est atteint, permet aux joueurs de changer de côté. Par conséquent, le joueur au service qui avait un poste favorable "perd sa place"

- Mayday : un professeur d'anglais (un peu dingue mais de source sérieuse) nous a expliqué que le mot était issu de la Première Guerre Mondiale. C'était un message sos adopté par les Français, jusqu'alors ignares en langue étrangère, pour dire "Venez m'aider".
(à l'inverse, on trouve Pourparlers, dont l'origine est encore militaire ; la faute d'orthographe volontairement gardée pourrait aussi supposer que le mot soit né à l'etranger)


par domergue publié dans : Histoire
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Blog : Poésie sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus