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  "Je ne vous jette pas la pierre, Pierre, mais j'étais à deux doigts de m'agacer."

Le Père Noël est une ordure

Partage

Lundi 11 juin 2007

Réalisation
: Marjane Satrapi/Vincent Paronnaud
Scénario : Marjane Satrapi/Vincent Paronnaud (d'après l'oeuvre de Marjane Satrapi)
Production : Xavier Rigault/Marc-Antoine Robert
Distribution : Diaphana Films
Casting (voix) : Chiara Mastroianni/Catherine Deneuve/Danièle Darrieux/Simon Abkarian/François Jerosme/Gabrielle Lopes Benites
Durée : 1h35
Sortie le 27 juin

Bande-annonce








Persepolis
, c'est l'histoire d'une gamine iranienne à la fin des années 70. La Révolution islamique vient de faire basculer le régime du Shah, ce qui restreint les libertés et les droits de chacun, notamment ceux des femmes. Du coup il va être difficile de grandir
pour Marjane.. D'autant plus qu'elle a un caractère fort et qu'il n'est jamais question pour elle de garder sa langue dans la poche. Ses parents, eux, souhaitent la voir instruite et épanouie. Afin de protéger Marjane, ils l'envoient continuer ses études en Autriche. Là-bas, elle va vivre le meilleur comme le pire.

Le film est l'adaptation de quatre BD autobiographiques, le tout dessiné et réalisé par Marjane Satrapi. Côté graphique, je ne m'y connais pas vraiment mais les dessins s'avèrent plutôt simples. Donc pas exceptionnels. En revanche, le traitement est d'une beauté ! Un mélange d'émotion et d'humour. Concernant l'héroïne (Satrapi elle-même), on remarque une forte
personnalité, ce qui m'a d'ailleurs rappelé Nothomb quand elle décrit son enfance mégalo. Il y a à la fois dans ce film une gravité consternante et une simplicité déconcertante. A vrai dire, je ne sais pas trop comment en parler. Pour bien, il faudrait le revoir...
Bref, attendez-vous à ça : tendresse, famille, amour, amitié, tyrannie, Histoire, mélancolie, résistance, cosmopolitisme, solitude, isolement, religion, différence, ruse, solidarité, humour. Vous relèverez certainement plusieurs antithèses. Elles sont réalisées avec beaucoup de pertinence. Allez voir ce film, c'est une vraie leçon d'humanité.


A noter que les Mollahs en Iran ont protesté la sélection du film à Cannes, réalisé par "l'exilée iranienne Marjane Satrapi" dont le regard est jugé trop critique.
(Source : www.iran-resist.org)


par Hélène publié dans : Cinéma
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Vendredi 27 avril 2007
Qui aurait pu penser (certainement pas moi) que le titre de ce western comique faisait référence à l'Odyssée ? Voici l'histoire et merci Cécile de me rendre moins inculte que je le suis : le cyclope Polyphème, qui retient Ulysse prisonnier, lui demande quel est son nom. Ce dernier lui répond "Mon nom est personne" puis il lui botte les fesses. La créature hurle tellement fort que ses potes monstres rappliquent. Ils veulent savoir qui l'a agressé. "Personne", explique-t-il. Les méchants se rassurent donc, et pensent qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter. Pendant ce temps, Ulysse et ses complices peuvent fuir.

1/ Ca me donne envie de revoir le film Mon nom est personne et d'étudier les talents de Terence Hill.

2/ Ca m'a rappelé une vieille et chouette photo d'Agnès Varda dans son court-métrage Ulysse, dont notre chère MFN (sont vraiment pourries ses initiales) était folle amoureuse.

Je vous montre la bête :





















Sympa, non?
Le format ne permet pas d'observer la photo sous tous les angles, mais croyez-moi, on nous avait démontré des choses magiques sur ce sujet. La mythologie, le cycle de la vie, la mémoire, etc. Par ailleurs, voici que l'image illustre très bien l'arrivée d'Ulysse et de ses hommes sur l'île des cyclopes. Affamés, ils s'enthousiasment à la vue de chèvres en bas de la falaise, dont certaines ne sont plus que des tas d'os.
Oui je sais, Ulysse ne se balladait pas à poil, lui... et alors? ;O)

par Hélène publié dans : Cinéma
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Lundi 16 avril 2007
Si l'on réunit tous les talents de la famille Fiennes, le résultat sera "Chromophobia", un long-métrage plutôt intelligent, original et troublant. L'histoire, difficilement compréhensible au début, relie des fragments de vies qui progressivement s'avèrent communs aux sept personnages principaux. Au dos du dvd, il est précisé que le film se situe à mi-chemin entre Match Point (Woody Allen) et Collision (Paul Haggis). Je n'aurais pas trouvé de mots autrement plus justes, car ce sont exactement la sordidité, la cruauté, la froideur, et l'immoralité qui habitent les scènes. Ni pessimiste, ni optimiste, Chromophobia montre la latence d'un mal de vivre chez l'homme moderne, presque devenu phobique du bonheur. Vous aurez compris dans ces images l'importance de la couleur, véritable diapason de l'esprit et de l'humeur générale. Prenez garde, la réalisatrice aime feinter en exhortant le spectateur à l'anticipation d'événements, qui, finalement, n'ont jamais lieu. Quoique...

Réalisation : Martha Fiennes
Scénario : Martha Fiennes
Producteur : Tarak Ben Ammar/ Ron Rotholz
Casting : Ben Chaplin/ Penelope Cruz/ Ralph Fiennes/ Ian Holm/ Rhys Ifans/ Damian Lewis/ Kristin Scott Thomas
Musique : Magnus Fiennes
Durée : 1h50
Année de sortie : 2006

En DVD

Bande-annonce



+++ Bande-son
+++ Mise en scène très graphique

-- Le film est parfois long.
par Hélène publié dans : Cinéma
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Lundi 12 mars 2007
On connaît déjà le grand président de l'Afrique du Sud. Voici aujourd'hui un film qui retrace la vie de ce même Nelson Mandela, mais à l'époque où il était retenu prisonnier en Afrique du Sud. 27 longues années... L'histoire d'un homme charismatique en qui les Noirs persécutés placent tous leurs espoirs, un véritable messie en qui le peuple croit pour la construction d'un avenir meilleur. De sa cellule, Mandela continue à diffuser sagesse, dignité et prestence, lesquelles ne seront pas sans déstabiliser son gardien, James Gregory. Ce dernier est installé avec sa femme et ses enfants dans un logement de fonction à Robben Island. Son métier est la seule chose qui peut subvenir aux besoins de la famille, d'où son obsession pour le professionnalisme et le travail bien fait. Pourtant, le militaire change très vite ses habitudes lorsqu'il découvre ce qu'est réellement l'Apartheid. En prison, il n'approuve pas la manière dont Mandela et ses compagnons sont traités. Dehors, il est choqué par la violence de la répression dans les rues. Avec douleur, nostalgie et tendresse, il se souvient de son ami Bafana, un Kaffir avec qui il a grandi dans le Transkei... Une amitié naît alors entre le geôlier et son prisonnier, lesquels s'apporteront respect et soutien mutuels du début jusqu'à la fin.




















La réalisation de Goodbye Bafana est une véritable démarche internationale. Le projet regroupe l'Allemagne, la Belgique, l'Afrique du Sud, le Luxembourg, l'Italie, la Grande-bretagne et les Etats-Unis. Un film qui à la fois sonne le glas puis salue bien bas l'audace et le combat de tous ces hommes, qui, unis avec force contre un gouvernement fou et sanguinaire, parviennent à changer les choses.

(Je n'ose pas en dire plus. A vrai dire, l'émotion m'a empêchée d'analyser le côté technique. J'ai juste envie de vous dire que vous apprendrez beaucoup de choses allant voir ça au ciné.)




















Réalisation : Bille August
Scénario : Greg Latter (inspiré des Mémoires du geôlier de Nelson Mandela)
Production : Jean-Luc Van Damme
Musique : Dario Marianelli
Casting : Joseph Fiennes/Dennis Haysbert/Diane Kruger/Adrian Galley/Mehboob Bawa/Shiloh Hendersen
Durée : 2h20
Sortie au cinéma le 11 avril 2007

Bande annonce

(Merci Wafa pour l'avant-première)
par Hélène publié dans : Cinéma
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Vendredi 23 février 2007
Aarrrgh, quel gâchis ! Le livre était tellement bon, quelle idée d'en avoir fait un film aussi médiocre ! Encore une histoire d'argent, probablement..!

Il n'y a rien du tout, c'est plat, gnan-gnan, et jamais rien ne décolle. Les pauvres effets de style se résument à des halos de lumière surnaturels qui ont pour unique et maigre effet de saboter un décor déjà bien fade. Cette fois-ci, casse la tienne, c'est au tour de l'histoire de sauver le film ! Donc merci à Marc Lévy, cette histoire d'amour reste succulente, malgré les amputations subies pour les besoins de l'adaptation.
Bref, ce déchet cinématographique aura au moins eu le mérite et l'utilité de faire connaître votre oeuvre à ceux dont le temps manque pour la lecture.

Réalisation : Mark Waters (bonjour sa filmographie, on comprend mieux..)
Scénario et adaptation : Leslie Dixon/Peter Tolan
Casting : Reese Witherspoon/Mark Ruffalo/Donal Loque/Dina Waters/Ben Shenkman/ Jon Heder
Production : Laurie Macdonald/Walter F.parkes
Durée : 1h35

En DVD
par Hélène publié dans : Cinéma
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Jeudi 22 février 2007


















Réalisation : Sofia Coppola
Scénario : Sofia Coppola sur une oeuvre d'Antonia Fraser
Production : Sofia Coppola/Ross Katz/Callum Greene
Casting : Kirsten Dunst/Jason Schwartzman/Rip Torn/Asia Argento/Molly Shannon/Jamie Dornan/Marianne Faithfull
Durée : 2h03
Sortie en DVD le 7 Mars 2007


Bienvenue dans un monde luxueux-kitscho-moderne-pre-révolutionnaire, celui de la fille Coppola, qui, décidément, n'en finit pas de surprendre.. Quelle surprise, en effet, de ne pas trouver ENFIN dans ce troisième film un style qui soit propre à la jeune réalisatrice. Les magnifiques
Virgin Suicides et
Lost in translation n'avaient déjà rien à voir entre-eux ; pour Marie-Antoinette, on change encore de forme, sauf que cette fois-ci... la perfection n'y est malheureusement pas. A force d'avoir habilement chargé ses deux derniers bébés en émotion, Sofia Coppola semble être pour celui-ci à court de force et de magie. C'est long, ennuyeux, et il est parfois difficile de comprendre où les personnages -superficiels- veulent en venir. Néanmoins, la première partie du film demeure agréable. Les scènes ayant été tournées à Versailles, les yeux sauront assurément briller. Les oreilles, surtout, seront alanguies, car chatouillées par un petit Air décalé qui perturbe la réalité de l'époque représentée. C'est d'ailleurs probablement cet unique et dernier point qui atteste du talent de la cinéaste : Marie-Antoinette paraît traduire à l'écran le voyage d'une enfant moderne au pays merveilleux des rois et des princesses. S'ensuivent par conséquent des anachronismes électrochocs comme cette mise en scène moderne en plein décor du XVIIIème, cette sexualité d'abord pure puis pervertie, grâce à l'alcool, à la luxure, et enfin, à la musique rock.
Pour conclure, le film Marie-Antoinette est tout simplement le songe d'une ado d'aujourd'hui, allongée sur son lit les yeux fermés, et qui durant quelques heures se met en scène dans la peau d'un grand personnage historique. L'histoire s'adapte à ce voyage. Elle commence quand la jeune Autrichienne arrive en France, elle s'achève lorsqu'elle s'enfuit de Versailles. Aucune image - ou si peu- sur la révolte du peuple, aucune autre sur son emprisonnement et son éxécution.. Peu importe, la violence n'a pas sa place dans les tout premiers fantasmes d'une jeune fille.

A voir, parce que c'est Miss Coppola et encore une fois elle innove.
A ne garder ou à ne pas revoir, parce que cette fois-ci, c'est pas du grand art.


par Hélène publié dans : Cinéma
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Vendredi 9 février 2007
Merci Flo de m'avoir relancée dans ces vieux trucs. Ce texte est un sujet de partiel sur lequel j'étais tombée en dernière année de fac. Truffé de réflexions, il intéressera sûrement certain(e)s cinéphiles.























Les oiseaux, Alfred Hitchcock, 1963

"Généralement, le cinéma rend mal l'anecdote. Et "action dramatique" y est erreur. Le drame qui agit est déjà à moitié résolu et roule sur la pente curative de la crise. La véritable tragédie est en suspens. Elle menace tous les visages. Elle est dans le rideau de la fenêtre et le loquet de la porte. Chaque goutte d'encre peut la faire fleurir au bout du stylographe. Elle se dissout dans le verre d'eau. Toute la chambre se sature de drame à tous les stades. Le cigare fume comme une menace sur la gorge du cendrier. Poussière de trahison. Le tapis étale des arabesques vénéneuses et les bras du fauteuil tremblent. Maintenant la souffrance est en surfusion. Attente. On ne voit rien, mais le cristal tragique qui va créer le bloc du drame est tombé quelque part. Son onde avance. Cercles concentriques. Elle roule de relais en relais. Secondes.

    Le téléphone sonne. Tout est perdu.
    Alors, vraiment, vous tenez tant à cela à savoir s'ils se marient au bout. Mais IL N'Y A PAS de  films qui finissent mal, et on entre dans le bonheur à l'heure prévue par l'horaire.
    Le cinéma est vrai. Une histoire est un mensonge."

Jean Epstein, Bonjour le cinéma, 1921, Ed. La sirène


Epstein prétend ici que le cinématographe n'est pas le support idéal pour raconter des histoires. Il fabrique certes de l'émotion, mais cette dernière n'émane certainement pas de la narration. Pour approfondir sa démonstration, le cinéaste parle des accumulations de détails dans l'image. Selon lui, le drame peut surgir de n'importe où, de n'importe quel élément présent dans la mise en scène, dans la mesure où celui-ci est obligatoirement porteur de sens. Autrement dit, Epstein fait du cinéma l'art du détail, celui qui ne laisse de répit au spectateur tant les sens sont constamment en alerte. Cet extrait de Bonjour Cinéma entre d'ailleurs en corrélation parfaite avec l'une des ses autres affirmations : "Le drame au cinéma n'est pas à l'origine de l'histoire mais de tout le reste".

La thèse est plutôt pertinente.. tant et si bien d'ailleurs que d'autres cinéastes plus tard approfondiront l'avis de Jean Epstein. Dans ses entretiens avec François Truffaut en 1966, Alfred Hitchcock affirme avec humour que rien ne sert de rendre un scénario original, puisque tous gravitent autour de la même trame : la rencontre amoureuse ("Boy meets girl"). Et Jean-Luc Godard de se saisir du flambeau dans Les histoires du cinéma en 1998 : quand on se souvient des films d'Hitchcock, on ressasse surtout des objets spécifiques à son style, des petits détails tels qu'une femme blonde, une cigarette, une tasse de café, etc... Ce sont eux qui font évoluer le drame et le suspense. Autre théoricien : Jacques Rancière. Dans La fable contrariée en 2001, le drame est l'accumulation de micro-sensibilités qui mène inéluctablement vers quelque chose de plus fort. Encore note-t-il que ce fonctionnement est présent dans l'évolution de tous les arts. Pour chaque cas, il s'agit de passer de la narration générale au sens du détail. Dans la littérature médiévale, par exemple, on assiste à du grand récit  épique, puis beaucoup plus tard, avec Zola ou Proust, le lecteur est face à des montagnes de détails.

Pour conclure, dans n'importe quel (bon) film vous pourrez observer ce phénomène : l'évolution des émotions se substituent toujours à la narration. C'est la mise en scène uniquement qui décide à quel moment le spectateur doit sursauter, s'émouvoir, ou se détendre.  Comme le dit Epstein, n'est-ce pas la sonnerie brusque du téléphone qui détermine la prolongation ou non d'une attente chez le spectateur?
















Psychose
, Alfred Hitchcock, 1960

A voir  pour mieux comprendre :

Home Stories

M. Müller rejoint un peu la thèse d'Epstein dans ce court-métrage de 1991. En effectuant le montage d'extraits de films illustres, il parvient à reconstituer une seule et unique histoire.
par Hélène publié dans : Cinéma
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Lundi 29 janvier 2007




Olivier Dahan va très certainement lancer une nouvelle mode dans le cinéma moderne : la biographie de célébrité. Elle existait certes déjà depuis un moment, mais jusqu'à présent, les réalisateurs se contentaient de reproduire uniquement l'aspect psychologique de l'artiste. Aujourd'hui, les progrès dans le maquillage et dans les effets spéciaux permettent beaucoup plus. Grâce à eux, il devient chose aisée de recréer l'apparence d'une star disparue. C'est le cas d'Edith Piaf ici, réincarnée par l'incroyable Marion Cotillard.

Cette dernière est particulièrement bluffante. Le franc parler, le caractère bien trempé, l'attitude dans l'espace, tout y est ! On oublie immédiatement la comédienne pour visualiser la chanteuse. Le spectateur est totalement happé par l'univers. L'histoire de Piaf défile, de l'enfance jusqu'à la mort, laissant apparaître la dualité qui lui était propre : charisme et antipathie.                                                      
Pour retracer l'intégralité de sa vie, Dahan a choisi un montage alterné. Ainsi, on navigue sans cesse d'un temps à l'autre : son enfance évoluant vers le triomph
e d'un côté, son triomphe sombrant dans la déchéance de l'autre. Jamais les scènes ne sont filmées à l'identique. Pour exemple, on ne retrouvera (heureusement) pas dans le film la caméra-épaule de la première séquence qui, trop vascillante, donne le mal de mer. Ironique d'ailleurs, quand il s'agit à ce moment d'un mal de mère auquel la jeune Edith est confrontée. Il me semble en fait que l'image évolue en même temps que celle du personnage. Ainsi, l'écran se montre successivement ivre, fier, méprisant, maladif, onirique, amoureux, puis dément. Plutôt original... Le plus surprenant, c'est sans doute l'absence de scènes authentiques. TOUT est reconstitué, des concerts de l'époque jusqu'aux coupures de presse, sur lesquelles on a greffé les portraits des comédiens. Quant aux chansons, elles n'y sont pas toutes évidemment. Celles qui ont été choisies illustrent les moments forts de la vie d'Edith Piaf. L'hymne à l'amour aura reçu un traitement spécial puisqu'on n'en voit que l'écriture, un jour où la chanteuse erre dans un parc, peu après la mort de Marcel Cerdan.                                                                                                                                                                            UGC Ciné-Cité, le mercredi 24 janvier, une partie de l'équipe du film est présente avant la projection de l'avant-première. Olivier Dahan, réalisateur, Alain Goldman, producteur, Marion Cotillard et Pascal Grégory, acteurs, répondent aux questions de l'intervenant. Afin d'être le plus réaliste possible, Dahan dit s'être imprégné du personnage Piaf pendant une longue année (livres, vidéos, bandes sonores, témoignages). Aucune hésitation dans son choix de l'actrice Cotillard. Cette dernière prend timidement la parole et déclare avoir demandé un coach vocal pendant le tournage, non pas pour chanter, mais pour effectuer les play-back le plus parfaitement possible. Elle a eu raison : absolument rien ne la trahit dans son jeu. Le maquillage l'a aidée à entrer dans la peau de la chanteuse : cinq heures le matin pour reconstituer le visage, une heure le soir pour l'enlever. Soixante jours durant dans le corps et la tête d'un tel personnage, ça marque. Et pour cause, l'actrice dit avoir mis plusieurs mois à se défaire du comportement et de la voix de la Môme.                                                                                                           
                                                                                                          
Réalisation : Oliver Dahan
Scénario : Olivier Dahan
Casting : Marion Cotillard, Pascal Grégory, Sylvie Testud, Jean-Pierre Martins, Emmanuelle Seigner, Clotilde Courau, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu
Production : Alain Goldman
Durée : 2h20 
                                                                                                                                 Sortie le 14 février     
                                                                              





par Hélène publié dans : Cinéma
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Jeudi 25 janvier 2007

Réalisation
: Gabriel Range
Scénario : Simon Finch/Gabriel Range
Durée : 1h30
Année de sortie : Prochainement. En ce moment sur canalplus en "avant-première".


Synopsis : Toujours embourbés sur le sol irakien en octobre 2007, les Etats-Unis affichent une économie malade. Georges W. Bush se rend à Chicago le 17ème jour du mois afin de prononcer un discours sur la crise. Malheureusement, le meeting tourne au vinaigre. Les manifestations contre le Président sont nombreuses et virulentes. Deux balles fusent. L'une se loge dans le poumon, l'autre près de la poitrine. Le Boucher succombe. L'enquête judiciaire est ouverte.



Beaucoup de bruit pour pas grand chose. Ce docu-fiction a beau avoir été présenté au festival de Toronto, il ne perd rien en médiocrité.

CERTES, l'esthétisme et les effets spéciaux sont à couper le souffle.
CERTES, c'est particulièrement jouissif de voir Georges W. Bush disparaître de la circulation.
CERTES, le sujet est intéressant et quelques répliques méritent le détour..


MAIS :

- Les questions et les réponses que propose le réalisateur ne sont pas les plus adéquates. Pourquoi ne pas avoir montré la réaction du peuple américain? Et celle des pays européens face à la mort du leader international? Au lieu de ça, le spectateur a le droit à une enquête trop longue digne d'un épisode des Experts sur TF1. Un premier suspect, puis un deuxième, et finalement un troisième, etc etc...  C'est lourd ! On s'en fiche du témoignage des flics, et de toutes les magouilles tactiques qui vont avec. Ce qui aurait pu être excitant, ce sont les chemins hypothétiques qu'auraient pris les Etats-Unis et le monde, après l'assassinat.

- Beaucoup trop de clichés sur les Musulmans et les immigrés aux Etats-Unis. Oui, des préjugés existent et il est important de les retranscire à l'image, mais quand ils sont poussés à de tels extrêmes, le message ne peut que sombrer dans le discrédit.

- Des points essentiels sont bâclés car abordés avec trop de superflu : Le Patriot Act, la personnalité de Dick Cheney qui prend les rennes du gouvernement, la référence maladroite à l'assassinat de Kennedy (juste pour le style?)

Finalement, le réalisateur a tellement voulu en faire qu'il s'est emmêlé les pinceaux. La forme est pas mal, voire bluffante parfois, mais le fond.. on se demande où il se cache, et c'est là justement que ça cloche..

par Hélène publié dans : Cinéma
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Dimanche 14 janvier 2007
Cinéphiles et mélomanes, approchez-vous, il y a ici de quoi assister à l'union sacrée de vos arts préférés.

 


C.R.A.Z.Y.
est l'histoire que raconte Zac, un jeune homme qui peine à faire sa place dans la sphère familiale. Plus petit, il était le favori, car considéré comme un surdoué aux yeux de ses pairs. Et puis, en début d'adolescence, le rythme joyeux de la vie de famille se transforme en une douloureuse tachycardie. Durant toutes les années 70 et 80, Zac souffre certes d'être rejeté par ses proches, mais il a pour lui une véritable panacée : la musique.

Qui n'a jamais rêvé de mettre sur ses morceaux préférés des séquences cinématographiques en puissance? Il suffisait de demander ! Pink Floyd (Shine on your crazy diamond, The great gig in the sky), Rolling Stones (Sympathy for the devil), David Bowie (Space oddity), et même Charles Aznavour (Hier encore, Emmenez-moi) sont ici employés avec ferveur. Agréable sensation que de voir à la fois l'image et le son débuter tout doucement.. puis, ensemble, grimper petit à petit, pour finir par exploser harmonieusement ! Waow, c'est vraiment prenant !

Des thèmes tels que la religion, la superstition ou encore la drogue viennent se greffer à ce séisme émotionnel. Des métaphores filées sont à débusquer tout au long de la projection video. Soyez attentifs, et surtout, ne soyez pas tristes quand vient la fin du film. Deux heures, ce n'est décidément pas suffisant quand il s'agit de prendre son pied..

Enfin, le seul hic qui pourra probablement déranger le spectateur, c'est l'accent québécois. Ceci étant dit, on s'y habitue très vite, et quand ce n'est pas compréhensible, des sous-titres viennent aiguiller. En outre, l'interprétation des acteurs est tellement parfaite que l'on finit inéluctablement séduit par ces petits "niaiseux" et autres "tabernak".

G.E.N.I.A.L.



















Réalisation :
Jean-marc Vallée
Production : Pierre Even/Jean-Marc Vallée
Scénario : François Boulay/jean-Marc Vallée
Casting : Michel Cote/Marc-André Gondrin/Emile Vallée/Danielle Proulx/Maxime Tremblay/Pierre-Luc Brillant/Alex Gravel/Natasha Thompson
Année de sortie : Mai 2006
Durée : 2h08


par Hélène publié dans : Cinéma
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