Qui aurait pu penser (certainement pas moi) que le titre de ce western comique faisait référence à l'Odyssée ? Voici l'histoire et merci Cécile de me rendre
moins inculte que je le suis : le cyclope Polyphème, qui retient Ulysse prisonnier, lui demande quel est son nom. Ce dernier lui répond "Mon nom est personne" puis il lui botte les fesses. La
créature hurle tellement fort que ses potes monstres rappliquent. Ils veulent savoir qui l'a agressé. "Personne", explique-t-il. Les méchants se rassurent donc, et pensent qu'il n'y a pas de quoi
s'inquiéter. Pendant ce temps, Ulysse et ses complices peuvent fuir.
1/ Ca me donne envie de revoir le film Mon nom est personne et d'étudier les talents de Terence
Hill.
2/ Ca m'a rappelé une vieille et chouette photo d'Agnès Varda dans son court-métrage Ulysse, dont notre chère MFN
(sont vraiment pourries ses initiales) était folle amoureuse.
Je vous montre la bête :
Sympa, non? Le format ne permet pas d'observer la photo sous tous les angles, mais croyez-moi, on nous avait démontré des choses magiques sur ce
sujet. La mythologie, le cycle de la vie, la mémoire, etc. Par ailleurs, voici que l'image illustre très bien l'arrivée d'Ulysse et de ses hommes sur l'île des cyclopes. Affamés, ils
s'enthousiasment à la vue de chèvres en bas de la falaise, dont certaines ne sont plus que des tas d'os.
Oui je sais, Ulysse ne se balladait pas à poil, lui... et alors? ;O)
par Hélène
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Cinéma
6
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Réalisation : Gabriel RangeScénario : Simon Finch/Gabriel RangeDurée : 1h30Année de sortie : Prochainement. En ce moment sur canalplus en "avant-première".
Synopsis : Toujours embourbés sur le sol irakien en octobre 2007, les Etats-Unis affichent une économie malade. Georges W. Bush se rend à Chicago le 17ème jour du mois afin de prononcer un discours sur la crise. Malheureusement, le meeting tourne au vinaigre. Les manifestations contre le Président sont nombreuses et virulentes. Deux balles fusent. L'une se loge dans le poumon, l'autre près de la poitrine. Le Boucher succombe. L'enquête judiciaire est ouverte.
Beaucoup de bruit pour pas grand chose. Ce docu-fiction a beau avoir été présenté au festival de Toronto, il ne perd rien en médiocrité.
CERTES, l'esthétisme et les effets spéciaux sont à couper le souffle.
CERTES, c'est particulièrement jouissif de voir Georges W. Bush disparaître de la circulation.
CERTES, le sujet est intéressant et quelques répliques méritent le détour..
MAIS :
- Les questions et les réponses que propose le réalisateur ne sont pas les plus adéquates. Pourquoi ne pas avoir montré la réaction du peuple américain? Et celle des pays européens face à la mort du leader international? Au lieu de ça, le spectateur a le droit à une enquête trop longue digne d'un épisode des Experts sur TF1. Un premier suspect, puis un deuxième, et finalement un troisième, etc etc... C'est lourd ! On s'en fiche du témoignage des flics, et de toutes les magouilles tactiques qui vont avec. Ce qui aurait pu être excitant, ce sont les chemins hypothétiques qu'auraient pris les Etats-Unis et le monde, après l'assassinat.
- Beaucoup trop de clichés sur les Musulmans et les immigrés aux Etats-Unis. Oui, des préjugés existent et il est important de les retranscire à l'image, mais quand ils sont poussés à de tels extrêmes, le message ne peut que sombrer dans le discrédit.
- Des points essentiels sont bâclés car abordés avec trop de superflu : Le Patriot Act, la personnalité de Dick Cheney qui prend les rennes du gouvernement, la référence maladroite à l'assassinat de Kennedy (juste pour le style?)
Finalement, le réalisateur a tellement voulu en faire qu'il s'est emmêlé les pinceaux. La forme est pas mal, voire bluffante parfois, mais le fond.. on se demande où il se cache, et c'est là justement que ça cloche..
Cinéphiles et mélomanes, approchez-vous, il y a ici de quoi assister à l'union sacrée de vos arts préférés.

C.R.A.Z.Y. est l'histoire que raconte Zac, un jeune homme qui peine à faire sa place dans la sphère familiale. Plus petit, il était le favori, car considéré comme un surdoué aux yeux de ses pairs. Et puis, en début d'adolescence, le rythme joyeux de la vie de famille se transforme en une douloureuse tachycardie. Durant toutes les années 70 et 80, Zac souffre certes d'être rejeté par ses proches, mais il a pour lui une véritable panacée : la musique.
Qui n'a jamais rêvé de mettre sur ses morceaux préférés des séquences cinématographiques en puissance? Il suffisait de demander ! Pink Floyd (Shine on your crazy diamond, The great gig in the sky), Rolling Stones (Sympathy for the devil), David Bowie (Space oddity), et même Charles Aznavour (Hier encore, Emmenez-moi) sont ici employés avec ferveur. Agréable sensation que de voir à la fois l'image et le son débuter tout doucement.. puis, ensemble, grimper petit à petit, pour finir par exploser harmonieusement ! Waow, c'est vraiment prenant !
Des thèmes tels que la religion, la superstition ou encore la drogue viennent se greffer à ce séisme émotionnel. Des métaphores filées sont à débusquer tout au long de la projection video. Soyez attentifs, et surtout, ne soyez pas tristes quand vient la fin du film. Deux heures, ce n'est décidément pas suffisant quand il s'agit de prendre son pied..
Enfin, le seul hic qui pourra probablement déranger le spectateur, c'est l'accent québécois. Ceci étant dit, on s'y habitue très vite, et quand ce n'est pas compréhensible, des sous-titres viennent aiguiller. En outre, l'interprétation des acteurs est tellement parfaite que l'on finit inéluctablement séduit par ces petits "niaiseux" et autres "tabernak".
G.E.N.I.A.L.

Réalisation : Jean-marc ValléeProduction : Pierre Even/Jean-Marc ValléeScénario : François Boulay/jean-Marc ValléeCasting : Michel Cote/Marc-André Gondrin/Emile Vallée/Danielle Proulx/Maxime Tremblay/Pierre-Luc Brillant/Alex Gravel/Natasha ThompsonAnnée de sortie : Mai 2006Durée : 2h08
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